Andry Rajoelina jure de démissionner s’il échoue à résoudre la crise énergétique à Madagascar
CRISE POLITIQUE
Politique

- Par Paul-Rigobert Kouadio
- Le président Andry Rajoelina.
Le président malgache Andry Rajoelina a promis mercredi de mettre un terme aux coupures récurrentes d’eau et d’électricité dans la capitale Antananarivo d’ici un an, assurant qu’il démissionnerait s’il échouait, dans un contexte social et politique tendu. « Je le jure devant Dieu, si dans un an, il y a encore des coupures d’eau et d’électricité à Antananarivo, je démissionnerai. Un an, je vous le demande. Je réussirai », a déclaré le chef de l’État lors d’une rencontre organisée au palais présidentiel d’Iavoloha, en présence d’environ 1 500 représentants de la société civile, parmi lesquels des universitaires, journalistes et syndicalistes.
Le président a annoncé la commande de générateurs d’une puissance totale de 60 mégawatts, censés être livrés « dans deux mois, voire plus tôt », afin d’améliorer la production énergétique nationale. Ces équipements doivent, selon lui, permettre de stabiliser la distribution d’électricité et de réduire les pénuries d’eau qui frappent la capitale depuis plusieurs mois. Mais ce dialogue, voulu par le pouvoir pour apaiser les tensions, a été boycotté par plusieurs organisations de la jeunesse, dont le collectif « Génération Z », qui a appelé à une grève générale dès jeudi. Plusieurs médias indépendants ont également refusé de couvrir l’événement, dénonçant un manque d’écoute réelle de la part des autorités.
Les mouvements de contestation se poursuivent par ailleurs à Antananarivo, notamment parmi les internes en médecine, qui réclament de meilleures conditions de travail et une revalorisation de leurs indemnités. Madagascar, où près de 80 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, fait face à de graves difficultés économiques et à des infrastructures énergétiques vieillissantes. Les coupures d’électricité sont devenues quotidiennes dans plusieurs grandes villes, nourrissant un profond mécontentement social.
Le président Rajoelina, élu une première fois en 2018 et réélu en 2023, tente de rétablir le dialogue avec la société civile alors que la défiance à son égard s’accroît. Son serment public de mercredi, largement relayé par les médias d’État, est perçu comme un pari politique risqué dans un pays où les crises institutionnelles restent fréquentes.
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