La SADC réclame à nouveau la levée des sanctions contre le Zimbabwe
La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a renouvelé, samedi 25 octobre, son appel à la levée inconditionnelle des sanctions occidentales contre le Zimbabwe. Selon le secrétaire exécutif Elias Magosi, ces mesures entravent les efforts d’intégration régionale et freinent la participation pleine du pays aux échanges commerciaux et à la croissance économique de la sous-région.
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- Par Armand Kaboré
- Le bloc régional de l’Afrique australe appelle à la fin des sanctions contre Harare
La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a une nouvelle fois exhorté la communauté internationale à lever les sanctions économiques imposées au Zimbabwe, dénonçant leur impact durable sur la croissance régionale et la coopération économique. Dans un communiqué publié samedi, le secrétaire exécutif de la SADC, Elias Magosi, a souligné que ces mesures continuent de freiner les efforts d’intégration et de développement de la sous-région. « Les sanctions économiques contre le Zimbabwe limitent sa pleine participation au commerce, à l’investissement et à la croissance partagée dans la région », a-t-il déclaré, ajoutant que leur maintien « nuit directement aux ambitions d’une Afrique australe prospère et intégrée ».
M. Magosi a réaffirmé la solidarité de la SADC avec le peuple zimbabwéen, à l’occasion de la Journée anti-sanctions, célébrée chaque 25 octobre depuis 2019. Il a appelé les pays ayant imposé ces mesures à « revoir leur position » et à « engager un dialogue constructif » fondé sur le multilatéralisme. Le responsable régional a également insisté sur le potentiel économique du Zimbabwe, citant sa résilience face aux difficultés. Selon lui, la levée des restrictions permettrait au pays de « libérer tout son potentiel » et de contribuer davantage à la prospérité de la SADC et du continent africain.
Le Zimbabwe est sous sanctions occidentales, notamment américaines et européennes, depuis le début des années 2000, en raison de violations présumées des droits humains et de la mauvaise gouvernance. Malgré plusieurs appels régionaux et continentaux, ces mesures demeurent en vigueur. La SADC, qui compte 16 États membres — dont l’Afrique du Sud, la Tanzanie, la Zambie, le Mozambique et le Zimbabwe —, a réaffirmé sa volonté de parler d’une seule voix pour défendre la levée « inconditionnelle » de ces sanctions, jugées contraires aux principes de solidarité africaine et de souveraineté économique.
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