Rentrée scolaire au Niger : trois millions d’élèves de retour en classe après un report de deux semaines
ÉDUCATION
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- Par Colette Adidogomê-Mensah
- Le Niger rouvre ses écoles après les intempéries : trois millions d’élèves concernés.
Près de trois millions d’élèves du primaire et du secondaire ont retrouvé le chemin de l’école ce mercredi, selon les premières observations recueillies à travers le pays. La reprise, initialement prévue pour le 1er octobre, avait été repoussée de deux semaines afin de permettre la réhabilitation des infrastructures scolaires endommagées par les fortes pluies ayant prolongé la saison humide dans plusieurs régions. Les autorités locales, gouverneurs et préfets, avaient reçu pour mission de remettre en état les salles de classe et de garantir un cadre d’apprentissage sûr avant la rentrée officielle.
Des efforts gouvernementaux pour une éducation rénovée
Dans un message adressé à la nation à la veille de la reprise, la ministre de l’Éducation nationale, Elisabeth Shérif, a appelé à un « engagement collectif pour bâtir un système éducatif rénové, porteur d’espérance et de progrès pour le Niger ». Elle a salué la mobilisation des enseignants et des communautés locales, rappelant que la réussite du système éducatif repose sur une synergie entre l’État, les familles et les partenaires au développement. Le gouvernement entend également renforcer les effectifs enseignants et améliorer l’accès des jeunes filles à l’éducation, deux priorités nationales inscrites dans la politique sectorielle de l’éducation. Si cette rentrée s’est déroulée dans un climat globalement apaisé, les défis structurels demeurent nombreux : déficit d’infrastructures, surpopulation des classes, manque d’enseignants qualifiés et conditions de travail souvent précaires. Dans plusieurs localités rurales, certaines écoles restent encore inaccessibles ou partiellement fonctionnelles en raison des inondations.
L’université déjà en activité
Contrairement à l’enseignement primaire et secondaire, la rentrée universitaire a eu lieu dès le 1er septembre, conformément au calendrier initial. Les établissements d’enseignement supérieur ont, eux aussi, été appelés à accompagner la modernisation du système éducatif en adaptant leurs programmes aux besoins économiques du pays.
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