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Éthiopie : saisie de dizaines de milliers de munitions dans un contexte de tensions avec l’Érythrée

Les autorités éthiopiennes annoncent avoir intercepté une cargaison de munitions destinée à des groupes armés opérant dans le pays, dans un contexte de tensions renouvelées avec l’Érythrée. Les accusations portées contre Asmara et le TPLF sont contestées par les parties mises en cause.

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Éthiopie–Érythrée : de nouvelles accusations après la découverte d’une cargaison de munitions
  • Par Paul-Rigobert Kouadio
  • Tensions dans la Corne de l’Afrique après une saisie de munitions en Éthiopie

Les forces de sécurité éthiopiennes ont annoncé avoir intercepté une importante cargaison de munitions destinée, selon elles, à des groupes armés opérant dans le pays. Plus de 50 000 cartouches ont été saisies dans la région d’Amhara, dans un contexte de détérioration des relations entre l’Éthiopie et l’Érythrée. Dans un communiqué diffusé mercredi, la police a indiqué que les munitions, transportées à bord d’un camion, étaient destinées au groupe Fano, une milice active depuis 2023 contre le gouvernement fédéral. Les autorités affirment que l’envoi aurait été organisé depuis l’Érythrée et acheminé vers l’Éthiopie en passant par le nord du pays.

Les services de sécurité estiment que cette cargaison aurait transité par la région du Tigré avec l’appui du Front populaire de libération du Tigré (TPLF). Ce mouvement, qui a longtemps dominé la vie politique éthiopienne avant d’être écarté du pouvoir en 2018 par le Premier ministre Abiy Ahmed, a été impliqué dans le conflit armé qui a opposé ses forces au gouvernement entre 2020 et 2022. Ces accusations interviennent après que les autorités éthiopiennes ont, en octobre dernier, mis en cause l’Érythrée pour un soutien présumé à des groupes armés cherchant à déstabiliser le pays, en particulier dans la région d’Amhara. Asmara a rejeté ces allégations, les qualifiant de non fondées.

De son côté, le vice-président du TPLF, Amanuel Assefa, a réfuté toute implication et affirmé que ces accusations visaient, selon lui, à remettre en cause l’accord de paix signé à Pretoria, qui avait mis fin aux combats dans le nord de l’Éthiopie. Le ministre érythréen de l’Information, Yemane Ghebremeskel, a également contesté les déclarations éthiopiennes, estimant que son pays était accusé à tort dans un contexte de tensions persistantes. L’Éthiopie et l’Érythrée entretiennent des relations complexes depuis l’indépendance de cette dernière en 1993, marquées notamment par une guerre frontalière à la fin des années 1990. Après une période de rapprochement initiée par Abiy Ahmed en 2018, les deux pays s’étaient alliés contre le TPLF lors du conflit de 2020-2022, avant de s’éloigner de nouveau à la suite de désaccords sur les modalités de l’accord de paix.

Les relations se sont encore tendues ces derniers mois, le président érythréen Isaias Afwerki ayant récemment affirmé que les autorités éthiopiennes adoptaient une posture de confrontation.

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Éthiopie : saisie de dizaines de milliers de munitions dans un contexte de tensions avec l’Érythrée
janvier 2026 -
Les autorités éthiopiennes annoncent avoir intercepté une cargaison de munitions destinée à des groupes armés opérant dans le pays, dans un contexte de tensions renouvelées avec l’Érythrée. Les accusations portées contre Asmara et le TPLF sont contestées par les parties mises en cause.
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