Actualités

Guinée-Bissau : Domingos Simões Pereira exclu de la présidentielle du 23 novembre

EXCLUSION

News

Présidentielle 2025 : la Cour suprême ferme la porte à Domingos Simões Pereira
  • Par Colette Adidogomê-Mensah
  • Domingos Simões Pereira privé de scrutin, Umaro Sissoco Embaló en lice pour un nouveau mandat.

L’ancien Premier ministre et principal opposant en Guinée-Bissau, Domingos Simões Pereira, ne figure pas sur la liste provisoire des candidats autorisés à se présenter à l’élection présidentielle du 23 novembre, publiée lundi 13 octobre par la Cour suprême. En revanche, le président sortant Umaro Sissoco Embaló y est bien inscrit. M. Pereira, chef du PAIGC – le parti historique de l’indépendance – et dirigeant de la coalition d’opposition Pai-Terra Ranka, a déjà été écarté des élections législatives prévues le même jour, son dossier ayant été jugé tardif par la même juridiction. « La coalition n’a pas de personnalité juridique reconnue », a expliqué Eduardo Sanca, responsable du PAIGC, précisant que le recours déposé par l’opposition a été rejeté.

Sur les quatorze dossiers déposés, douze candidatures ont été validées, dont celles du président Embaló et de l’ancien chef de l’État José Mário Vaz (2014-2019). La liste définitive sera publiée avant le 23 octobre. Revenu d’un exil de neuf mois en septembre, Domingos Simões Pereira fait face à des poursuites judiciaires et affirme craindre pour sa sécurité. Son parti, vainqueur des législatives de 2023 avec 54 sièges sur 102, avait imposé une cohabitation difficile à M. Embaló, qui avait ensuite dissous le Parlement en décembre 2023 après des affrontements qu’il avait qualifiés de « tentative de coup d’État ».

La Guinée-Bissau, ancienne colonie portugaise d’Afrique de l’Ouest, reste marquée par une instabilité chronique : quatre coups d’État réussis, dix-sept tentatives et de nombreux changements de gouvernement depuis son indépendance.

Commentaire

Si vous souhaitez ajouter un commentaire à l’article ou partager votre expérience avec les internautes, veuillez le faire ci-dessous. Votre commentaire sera mis en ligne après validation par notre équipe.
Guinée-Bissau : Domingos Simões Pereira exclu de la présidentielle du 23 novembre
octobre 2025 -
L’ancien premier ministre, Domingos Simoes Pereira, ne pourra pas se présenter au scrutin du 23 novembre, après une décision de la Cour suprême.
Indiquer votre commentaire
Indiquer votre nom
Indiquer votre prénom
Indiquer votre adresse email (utilisateur@domaine.com)

*Champs obligatoire
Conformément à la loi informatique, aux fichiers et aux libertés n°78-17 du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès et de rectification relatif à toutes informations vous concernant sur simple demande à notre adresse.

Votre commentaire a bien été pris en compte. Notre équipe vous enverra un courriel de confirmation dès sa mise en ligne.

Votre commentaire est en attente de modération.
Voir votre commentaire

- -

Dans la même rubrique

Corneille Nangaa, coordonnateur de l’Alliance Fleuve Congo (AFC).
01

RDC : Amnesty International accuse le M23 d’avoir exécuté 18 travailleurs miniers

Amnesty International affirme avoir documenté 18 exécutions sommaires de travailleurs miniers artisanaux en RDC, dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, qu’elle attribue à des combattants du Mouvement du 23 mars (M23), dans un rapport publié lundi, dénonçant également des actes de torture, des détentions arbitraires, du travail forcé et le trafic d’or et de coltan vers le Rwanda.

Congo: le numérique et l’IA au cœur de la première édition du SICOM
02

Médias : Brazzaville referme la première édition du SICOM

La première édition du Salon de l'information, de la communication et des médias (SICOM) du Congo s'est achevée samedi au Centre international de conférences de Kintélé, dans la banlieue nord de Brazzaville, après trois jours de travaux consacrés aux transformations du secteur à l'ère du numérique et de l'intelligence artificielle (IA), a rapporté un correspondant de OA sur place.

Robert Bourgi
03

Robert Bourgi - Okemba : la mémoire sélective d’un accusateur rattrapé par ses contradictions

Robert Bourgi ressort ses secrets et, cette fois, convoque l’affaire des disparus du Beach pour accuser Jean-Dominique Okemba à travers une scène qu’il est seul à raconter publiquement. Selon lui, Dominique de Villepin aurait directement évoqué devant le responsable congolais son implication dans ce dossier et Okemba aurait acquiescé. Un quasi-aveu, à suivre son récit. Mais où sont les preuves ? Aucun document produit, aucun enregistrement, aucune pièce judiciaire rendue publique, aucun témoignage indépendant présenté pour confirmer cet échange. Il reste donc la parole de Bourgi. Or cette parole traîne un lourd passif : rétractation, accusations non étayées, versions changeantes et condamnation pour diffamation. Avant de transformer un souvenir tardif en vérité sur l’une des affaires les plus graves de l’histoire congolaise récente, encore faudrait-il que son auteur apporte autre chose que sa propre certitude.

Attention requise

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts.

Préférences OK