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Burkina Faso : un nouveau cadre légal pour la chefferie coutumière et traditionnelle

Le Parlement mis en place par la junte burkinabè a adopté une loi définissant le statut, les missions et l’organisation de la chefferie coutumière et traditionnelle. Le texte vise à structurer le rôle de ces autorités dans la vie sociale, culturelle et communautaire du pays, dans un contexte marqué par de fortes tensions sécuritaires.

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Burkina Faso : un cadre légal pour la chefferie sous la junte
  • Par Paul-Rigobert Kouadio
  • Ouagadougou adopte une loi sur la chefferie coutumière et traditionnelle

L’organe législatif issu de la junte au Burkina Faso a adopté mercredi une loi consacrée au statut de la chefferie coutumière et traditionnelle, marquant une étape importante dans la reconnaissance juridique de cette institution historique. Le texte entend clarifier les missions, les responsabilités et le cadre d’intervention de ces autorités dans la vie publique.

Composée de six chapitres et de 43 articles, la loi définit les catégories de chefs reconnus par l’État. Elle inclut notamment les rois et leurs conseils, les émirs, les chefs de canton et de village, les chefs de terre ainsi que les responsables cultuels. Ces figures occupent depuis des générations une place centrale dans l’organisation sociale, la gestion foncière, la médiation communautaire et la transmission des traditions. Présentant le texte devant les députés, le ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, a souligné que la chefferie coutumière fait partie des institutions les plus anciennes du Burkina Faso et qu’elle a joué un rôle déterminant dans la résolution de plusieurs crises qu’a connues le pays.

Selon le gouvernement, cette réforme vise à renforcer la contribution des autorités traditionnelles à la consolidation de la paix, à la promotion de la culture nationale et à la prévention des conflits sociaux et communautaires, dans un contexte de forte insécurité. La loi prévoit également la mise en place d’une structure nationale de coordination de la chefferie coutumière et traditionnelle, chargée d’organiser et d’harmoniser l’action des chefs. Un registre officiel des chefs reconnus par l’État est par ailleurs institué, afin de formaliser leur statut et d’assurer leur identification sur l’ensemble du territoire.

Pour la junte, ce nouveau cadre juridique doit permettre de mieux intégrer les autorités traditionnelles dans la gouvernance locale et nationale, en s’appuyant sur leur légitimité sociale et leur ancrage historique pour soutenir les efforts de stabilisation et de cohésion sociale.

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Burkina Faso : un nouveau cadre légal pour la chefferie coutumière et traditionnelle
janvier 2026 -
Le Parlement mis en place par la junte burkinabè a adopté une loi définissant le statut, les missions et l’organisation de la chefferie coutumière et traditionnelle. Le texte vise à structurer le rôle de ces autorités dans la vie sociale, culturelle et communautaire du pays, dans un contexte marqué par de fortes tensions sécuritaires.
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