Brésil : Lula sera candidat à un quatrième mandat présidentiel en 2026
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, qui fêtera ses 80 ans dans quelques jours, l’envisageait. Ce jeudi, c’est d’Indonésie qu’il a affirmé briguer un quatrième mandat présidentiel.
International

- Par Fiacre Oulaté
- Élection présidentielle brésilienne 2026 : Lula entre dans la course pour un quatrième mandat.
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, qui fêtera ses 80 ans dans quelques jours, l’envisageait. Ce jeudi, c’est d’Indonésie qu’il a affirmé briguer un quatrième mandat présidentiel. « Mon mandat se termine fin 2026, mais je me prépare à disputer de nouvelles élections », a déclaré Lula lors d’un discours au côté de son homologue indonésien Prabowo Subianto, à Jakarta.
« La même énergie qu’à 30 ans »
Ces derniers mois, le président brésilien, de retour au pouvoir en 2023 après deux premiers mandats de 2003 à 2010, a laissé entendre à plusieurs reprises qu’il avait l’intention de briguer la réélection s’il était en bonne santé, sans le confirmer de façon catégorique. En cas de victoire, il gouvernerait jusqu’à fin 2030 et quitterait la présidence à 85 ans. « J’ai la même énergie qu’à 30 ans », a-t-il assuré. L’ancien syndicaliste a été investi pour un troisième mandat de quatre ans en janvier 2023, après avoir remporté de justesse la présidentielle face au sortant d’extrême droite Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de prison en septembre pour tentative de coup d’État, ce qui déboussole pour l’instant le camp conservateur.
Par mesure de rétorsion, le président américain a infligé des droits de douane de 50 % sur certains produits brésiliens. Les deux chefs d’État pourraient se rencontrer dimanche en Malaisie en marge du sommet de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est). Lula s’affiche désormais en défenseur de la « souveraineté nationale » face aux États-Unis, ce qui renforce sa popularité.
Une « excellente » conversation téléphonique
Le président brésilien avait demandé lui-même à Donald Trump de lever les surtaxes frappant une partie des exportations brésiliennes début octobre, lors d’un premier échange officiel entre les deux dirigeants depuis le début de la crise diplomatique. Donald Trump avait alors évoqué une « excellente » conversation téléphonique. Durant sa visite en Indonésie, pays soumis à des droits de douane américains de 19%, le président brésilien a réaffirmé ses positions.
Multilatéralisme et accords renforcés avec l’Indonésie
« Nous voulons le multilatéralisme, pas l’unilatéralisme. Nous voulons la démocratie commerciale, pas le protectionnisme », a-t-il affirmé. L’Indonésie et le Brésil ont convenu à cette occasion de renforcer leurs liens et ont conclu une série d’accords. « Comment se fait-il que deux pays importants dans le monde, tels que l’Indonésie et le Brésil, qui comptent ensemble près de 500 millions d’habitants, n’aient qu’un volume d’échanges commerciaux de 6 milliards de dollars? », s’est interrogé le Brésilien.
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